Seul l’avenir nous le dira…

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Récemment j’ai eu l’opportunité de participer à un webinaire organisé et animé par Communagir. Celui-ci nous invitait à un partage de réflexions sur l’actuel contexte électoral et d’en dégager certaines perspectives ou opportunités en regard de l’intervention collective. Ce fût là un échange des plus enrichissants et à cette occasion je me suis permis de souligner deux mobilisations importantes actuellement en cours au Québec et qui sont très complémentaires l’une par rapport à l’autre.

D’une part, il y a ce projet de Politique de développement social initié (depuis plusieurs années) par le Réseau Québécois de Développement social (le RQDS) et qui vise notamment à mieux reconnaître et soutenir la concertation intersectorielle (tant locale que régionale) dans un domaine aussi vaste que complexe.

Bien sûr la concertation ne règle pas tout mais la recherche d’une plus grande efficience nous invite à travailler davantage ensemble.

À ce chapitre, rappelons que dans nos régions il existe déjà des lieux de concertations formels soutenus par l’État autant au niveau économique que celui de la culture et de la protection de l’environnement. Pourquoi cela n’existe pas encore dans le champ spécifique du développement social?

Par ailleurs ce projet de Politique propose aussi une plus grande complémentarité (voire synergie) entre les principaux Ministères gouvernementaux, surtout ceux qui œuvrent principalement dans ces champs d’intervention : santé, éducation, solidarité, famille, etc. Donc là aussi une plus grande cohésion interministérielle et surtout plus de latitude et budgets dénormés pour que ces Ministères puissent être encore de meilleurs partenaires sur le terrain.

Pareille Politique se veut donc des plus innovatrices et pour qu’elle puisse se concrétiser, le RQDS a besoin que d’autres acteurs ou grands réseaux nationaux se greffent au comité porteur. Mais là encore se dressent toutes sortes d’enjeux ou obstacles.

  • Est-ce que ces autres potentiels collaborateurs sont capable de se coaliser et de sortir de leurs seuls intérêts corporatifs?
  • Va-t-on enfin reconnaître toute la pertinence de se doter d’un tronc commun à travers une telle Politique ce qui n’enlève en rien aux finalités propre de chaque réseau?
  • Et un autre enjeu et non le moindre! N-y-a-t-il pas un danger réel de récupération d’une telle Politique par le Municipal nous éloignant encore une fois d’un principe de gouvernance partagé?
  • Ce principe n’est-il pas fondamental dans un agir collectif?

 

Il est plus que jamais nécessaire que les grands contributeurs au développement social et la société civile se mobilisent pour reprendre la place qui leur a été enlevée lors des dernières réformes gouvernementales quant au développement local et régional. Faudra-t-il toujours être relégué à un seul rôle consultatif souvent appliqué de façon très aléatoire ou différente d’un territoire à l’autre? Au Québec nous avons besoin d’un secteur d’intervention social fort qui travaille en cohésion et qui contribue pleinement au Développement durable de nos territoires et communautés.

Aussi, parallèlement à cette démarche, s’offre actuellement à nous une deuxième grande opportunité de faire ressortir la nécessité de mieux travailler ensemble et de faire du développement autrement. Il s’agit de la tenue des États Généraux du développement des communautés qui auront lieu en 2022 et qui sont initiés par le Collectif des Partenaires en Développement des Communautés du Québec (CPDC). Cet événement national (précédé par toutes sortes de rendez-vous à l’échelle de plusieurs territoires locaux ou régionaux) veut faire la promotion d’une approche de Développement intégré visant une nécessaire recherche d’équilibre (ou de complémentarité) entre le Développement économique, social, culturel et écologique.

  • Ce grand ralliement est d’une importance capitale pour l’avenir du Québec. Mais encore là, est-ce que les grands joueurs du développement et les communautés du Québec vont s’approprier pareille opportunité?
  • Est-ce que les leaders des milieux économiques culturels et protection de l’environnement vont vouloir s’impliquer avec les sociaux dans la réalisation de tels évènements et surtout des suites à y donner?
  • Et enfin, est-ce que l’État et son Gouvernement vont souscrire à ces deux initiatives citoyennes (très imbriquées l’une dans l’autre) et du changement de gouvernance que cela présuppose?

 

Quelles seront les réponses attribuées à chacun de ces questionnements? Personne ne le sait vraiment et comme dirait l’autre, seul l’avenir nous le dira…

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