Ode au collectif et à la concertation

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Très cher collectif qui m’habite maintenant depuis plusieurs années, j’ai le goût de te partager aujourd’hui mon amour indéfectible pour toi, qui parfois cependant me fait perdre quelques cheveux. On se rappelle du vieux proverbe africain qui dit que « seul on va plus vite, mais qu’ensemble on va plus loin », ben je t’avoue collectif de mon cœur, que parfois je te laisserais bien sur la touche afin d’aller un peu plus vite.

La patience n’est pas ma qualité première et je suis occasionnellement atteinte de réunionite ou zoomonite aigues qui paralysent momentanément mon désir d’avancer collectivement…

Bon, ceci étant dit, je ne peux que reconnaitre l’immense plus-value de travailler ensemble pour faire avancer les grands et moins grands enjeux de notre société et ce, malgré certaines petites frustrations quand il faut tourner en rond au carrefour ou pelleter quelques nuages avant de prendre le bon chemin.

La concertation

Je concerte, tu concertes, il-elle-yel concerte afin de devenir NOUS. Au bout du compte sommes-nous bien concerté.es, sur-concerté.es ou tout simplement tout mêlé.es?

Il n’y a pas de recette miracle pour une concertation réussie, mais très certainement des ingrédients indispensables à utiliser. Loin de moi l’idée de proposer une méthode, un régime ou un plan de match exhaustif, mais voici quand même quelques incontournables pour faire monter la sauce collective.

  • La connaissance de ses partenaires
  • La reconnaissance de l’expertise de chacun.e

Quand une communauté décide de façon inclusive de travailler sur les enjeux locaux qui concernent tout le monde, par exemple en développement social ou développement des communautés, une bonne concertation commence à mon sens par une connaissance de ses partenaires et une reconnaissance de l’expertise de chacun.e.

Que le chapeau soit politique, environnemental, social, communautaire, culturel, économique, municipal, citoyen, ou autre, chaque intervenant.e dans son domaine a une expertise et une connaissance des besoins filtrées à travers sa propre lunette qui permettent au groupe d’avancer et de défaire les nœuds un à la fois. Encore faut-il que cette connaissance de ses partenaires et cette reconnaissance de leur expertise soient au rendez-vous afin de travailler en collaboration et dans un climat de confiance sur les enjeux qui sont partagés par tous et toutes.

Ce n’est qu’une fois ce climat de confiance installé que les silos éclatent, tout remplis qu’ils sont parfois, de leurs préjugés, méconnaissance souvent et sans aucun doute bonnes intentions.

Une communauté n’est ni communautaire, ni économique, ni culturelle. Une communauté ce sont les gens qui y habitent et qui ensemble la font vivre, rayonner, se diversifier, s’instruire, prendre soin les uns des autres. Une communauté n’existe qu’à travers les gens qui la composent. C’est donc par et avec ceux-ci qu’elle peut naître et grandir, se questionner et agir pour finalement s’émanciper collectivement.

Bref mon doux collectif parfois irritant ou questionnant, encore une fois je ne peux que te réitérer ma confiance et mon amour. Continue de semer quelques nuits blanches sur ton chemin et d’aiguiser ma patience car au bout du compte, c’est à travers toi que je me sens vivante.

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