Que sont nos territoires vécus* devenus?

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Je poursuis avec mes réflexions concernant la médicalisation des services de santé et des services sociaux.

Avec les récentes annonces de notre ministre Barrette de la santé et des services sociaux, on veut vider les Centres locaux de services communautaires (CLSC) des intervenants sociaux et psychosociaux pour les placer sous la responsabilité des Groupes de médecine de famille (GMF) et des supercliniques.

Mais qu’en est-il des réseaux locaux de services issus de la réforme de 2003? Qu’en est-il de l’approche populationnelle de la santé qui vise à prévenir et agir sur les déterminansts sociaux de la santé en favorisant le développement des communautés?

Comment améliorer les conditions des personnes sans tenir compte de leur premier milieu d’appartenance et de référence? Certes il y a toujours lieu d’avoir des politiques nationales et des arbitrages au niveau des paliers supérieurs de gouvernement : toutes les communautés n’ont pas le même accès aux ressources. Mais l’adaptation locale a toujours meilleur goût! Toutes les études sur l’application des politiques sociales montrent qu’il existe une efficience accrue lorsque l’on adapte les programmes aux réalités locales ou régionales. Et surtout lorsque l’on se met à l’écoute réciproque et mutuelle pour bâtir ensemble. Quels sont les critères pour déterminer les lieux de l’implantation des GMF?

La notion de territoire « vécu » significatif (Réal Boisvert) devient importante pour mobiliser citoyennes et citoyens sur des défis et solutions adaptés localement : cela permet de stimuler la prise en charge et la responsabilisation, dont notre ministre Barrette aime bien parler. Cette implication citoyenne responsable ne peut être favorisée que par une vision et un sentiment d’appartenance communs. On s’implique dans des processus de transformation si l’on a l’espoir que l’on peut influencer cette transformation.

Le déficit de démocratie qu’impose le ministre Barrette par la privatisation et la médicalisation des services nous ramène à une époque révolue de services aux patients passifs.

Les patients attendent, les citoyens s’impliquent!

Les CLSC, qui ont été reconnus comme un avancement pour l’accessiblité des services, ne sont devenus que des salles d’attente de patients orphelins de bons docteurs!

On fait fausse route si l’on ne bâtit pas sur des communautés locales fortes, qui travaillent ensemble et collaborent dans des cadres régionaux et nationaux souples; ces politiques nationales doivent assurer une juste répartition des ressources sociosanitaires, culturelles et économiques et favoriser les dialogues locaux pour définir les défis et objectifs.

Le dialogue est plus prometteur que les décisions unilatérales et autocratiques actuelles de notre ministre docteur : celui-ci ignore les forces vives des communautés locales.

De patients passifs, devenons des citoyens actifs!


* Cette notion nous vient de Réal Boisvert, qui en a fait la promotion pour stimuler le développement des communautés.

 

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