Mingala ba! (Bonjour!)

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Ce billet est la transcription d’une réflexion personnelle faite après une journée de belles rencontres dans la chaleur poussiéreuse du village de Nyaung-U, Myanmar.

Se comprendre entre peuples, cultures, langues, histoires, lieux différents. Comment aborder l’autre quand on est de passage, une touriste, une étrangère, une illettrée des codes et usages? Comment passer par-dessus la méfiance, de part et d’autre, et abaisser la garde suffisamment pour vivre la rencontre?

Aujourd’hui, j’ai passé plusieurs heures de plaisir à user à la corde les vingt mots d’anglais que j’avais en commun avec des gens dont tout me sépare par ailleurs. Tout, sauf la curiosité et l’humanité. « Where do you come from? » « Canada »  « Ah!… Canada ».

Je me suis sentie vivante, profondément, parce que consciente de moi-même, face à ma différence, le regard des autres comme un miroir de mon occidentalité. Que j’aime cet état! Il déboulonne mes certitudes et me conforte à la fois dans mon sentiment d’être humaine, liée aux humains.

Cette rencontre, comme certaines faites au fil de ce voyage, me porte à réfléchir sur le « dialogue ». Je constate qu’il peut très bien se passer de mot, mais pas de bienveillance. Il me semble qu’il ne peut y avoir de dialogue sans reconnaissance et sans ouverture à la différence de l’autre, que ce soit sur la base des idées, des valeurs, ou de tout un univers culturel et géographique.

Quand le dialogue se construit justement sur la rencontre de deux différences, il transforme. On prend alors conscience de ce qui nous manque. Ça donne soif; on en veut un peu plus. On veut comprendre, devenir complice, être et avoir une part de l’autre.

À l’inverse, on peut rester imperméable, se rassurer dans le confort de ses valeurs et de son mode de vie. On peut se faire croire qu’il n’y a rien à apprendre, rien à transformer. On peut être indifférent ou même se battre.

Depuis mon arrivée en Asie, je m’abreuve de sourires et j’offre le mien à la ronde. Je n’ai rien d’autre pour entrer en dialogue. Curieusement, je ne suis pas certaine que j’aurais besoin de plus. Tout est là, dans un échange de sourires. Des moments qui goûtent bon comme des abricots mûrs!

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