La part, l’apport… des beaux-parents

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Eille, allô! C’est mon premier billet pour Nous.Blogue et contrairement à mes habitudes qui sont de parler de problématiques sociales sur le plan large, j’avais envie de vous faire entrer dans ma vie. Dans mon p’tit cœur de Valérie. Dans mon p’tit cœur de belle-maman.

Le 15 mai prochain, le Québec célèbrera sa 2e journée nationale des beaux-parents. C’est un peu comme la fête des Mères et la fête des Pères, mais pour les beaux-parents. Simple de même! C’est l’animatrice Valérie Roberts qui a travaillé pour faire de ce 3e dimanche de mai, la journée nationale des beaux-parents. Quoi de mieux que cette journée qui s’en vient pour vous parler de belle-parentalité ?

Depuis un peu plus d’un an, je suis l’heureuse belle-maman d’un garçon de 12 ans et d’une fille de 10 ans. Je vois #mesprefs s’épanouir de jour en jour. On a des discussions sur la vie, sur le pourquoi-du-comment de notre société. On parle de féminisme (quoi, il faut bien préparer la relève!), de justice sociale, de politique (oui-oui, ils sont curieux comme ça!), de ce qui joue à la radio lors du p’tit déjeuner et des chicanes avec les ami.e.s et la famille. Après avoir préparé avec papa les lunchs du matin et le repas du soir, on s’installe à table et on jase. De tout et rien.

Parfois, c’est le temps d’un moment où on chante « I Wanna Rock » à tue-tête dans la voiture parce que la chanson joue fort pendant notre itinéraire en direction du hockey. D’autres fois c’est un moment en tête à tête lors du traditionnel veux-tu-me-border-stp-Val avec la musique de relaxation qui m’endort moi-même à en baver sur l’oreiller, cheveux de cocotte dans le visage. Parfois, c’est en formule quatuor, quand tout le monde me fout une rince au jeu de société Chambre 25. Parce que oui, je suis le genre de belle-maman qui s’implique dans la vie de ces enfants parce que j’en ai envie. Je suis le genre de belle-maman qui est parent et amie. Parce que je les aime et que j’ai choisi leur papa pour être mon compagnon de vie. Les 4 ensembles, on a fini par former une belle équipe rapiécée. Et je suis fière d’eux et de dire qu’ils sont aussi «les miens».

Vous savez, choisir d’être dans la vie des enfants d’un.e autre, c’est pas toujours évident. Contrairement aux parents, on n’a pas eu 9 mois pour se préparer à leur venu. Il n’y a pas 72 000 livres tous plus-ou-moins-utiles-les-uns-que-les-autres pour apprendre sur le fait de devenir parents. On arrive. Pif paf pouf. Comme ça. Avec notre choix et notre envie de donner tout l’amour qu’on a en nous.

Cela dit, dans notre société, notre rôle n’est pas vraiment valorisé. En fait, il est même parfois mal vu. S’impliquer peut donner droit à des paroles par de tiers parties qui font mal à rapporter. Il peut être difficile d’avoir accès à certaines informations concernant les enfants. On est souvent vu comme « superflu » ou comme « juste le beau-parent » ou tout simplement #PasVuPantoute. On est aussi critiqué lorsque nous parlons de notre vie avec les enfants, car « ce ne sont pas les nôtres ». Ou bien nous n’avons pas le droit d’avoir une vie de famille et privilégier celle-ci à des rencontres/journée de boulot de soir ou de fin de semaine, car « on n’est pas la maman/le papa ». Et que peu importe les années que nous passons avec eux, si le tout se termine avec le.la conjoint.e, souvent, nous devons renoncer à la présence de ces enfants dans nos vies. Et ça, pour un beau-papa ou une belle-maman, laissez-moi vous dire que c’est la chose la plus difficile à s’imaginer. Maaaaaaais, m’imaginer ne plus m’obstiner au moment de la douche avec mes beaux-enfants, ça, je le souhaite #ProblèmesDeParentsDePréAdos! Pas besoin de ne plus être dans sa vie pour en avoir envie, on se comprend! #SolidaritéParentale

Ces situations de non-reconnaissance relèvent aussi de notre entourage. Il est difficile de concevoir pour beaucoup qu’on ait envie d’être un parent à part entière, même si l’enfant n’est pas de notre sang. Ne pas avoir la légitimité de l’entourage, c’est pesant pour des beaux-parents. Parfois, on aimerait juste être validés, comme tous les autres parents de la Terre, tsé. Que ce soit compris qu’on les aime inconditionnellement. Vous savez, le concept de lignée, c’est encore bien présent au Québec. Et que ce concept-là a eu biiiiiieeen des conséquences négatives sur les choix et les droits des femmes. Nous aurons l’occasion d’en reparler dans un autre texte! 😉

Quand on parle de coparentalité et de belle-parentalité, il y a aussi la donnée de l’ex-conjoint.e. Je suis pour ma part choyée. La relation avec l’autre duo parental de ma famille est parfaite. On échange, on se parle, on élabore des actions ensemble. On forme un beau #TeamParents (c’est même le nom de notre groupe Messenger, vous voyez le genre!). Et ça, je vous dirais que c’est le meilleur des mondes pour nous, mais surtout pour les enfants. Parce que, quoi de mieux que d’avoir des parents qui se concertent, qui se jasent, qui rient et qui prennent des décisions ensemble, dans l’amour et le bonheur des enfants!?

Le rôle de beau-parent devrait être revu, détabouisé, accepté et aimé dans notre société. Devrait-il être redéfini? Mieux nommé? Assurément! Même notre magnifique langue française ne fait pas de différence les deux types de belles-mères. Mère du conjoint ou conjointe d’un parent? Mieux nommer, c’est mieux définir. C’est donner de la légitimité.

Parce qu’être beau-parent, c’est un choix. Un gros choix. Par amour et… par amour (l’ai-je dit?). Voilà, juste pour être certaine : c’est un choix qu’on fait par amour. C’est ça, la belle-parentalité. Ce n’est peut-être pas notre sang, mais c’est cet amour-là, qui fait qu’ils sont quand même… les nôtres.

 

 

 

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Une réponse

  1. Je ne sais pas si tu mesure toute la chance que tu as d’avoir une belle relation avec tes beaux-enfants. Parce que les histoires de beaux-parents ne sont vraiment pas toutes idylliques comme tu le vis présentement. À tous ceux qui vivent cela bien plus difficilement, surtout il ne faut pas se sentir coupable parce que l’on voit souvent des beaux parents qui parlent des beaux côtés de ces reconstitutions familiales mais c’est plus rare qu’on parle des situations qui ne fonctionnent pas et qui gâche des vies bien souvent. De mon côté c’est bien plus ce qui se passe alors j’en sais quelque chose, et je ne suis pas du tout la seule. Au final, il faut simplement savoir que la situation de beaux parent est très complexe, elle peut aller bien ou carrément être un enfer, et on devrait en parler beaucoup plus dans notre société parce qu’on est souvent démuni quand cela ne fonctionne pas si bien. Alors à tous les beaux parents je dis: courage!

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