Trois fois passera…

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Trois fois passera, la première, la dernière. Trois fois passera, la dernière y restera!

C’est la troisième année de suite!

Trois ans que le scénario tellement prévisible se réalise, que chaque mois de juin nous ramène la valse des politiciens en quête d’appui et de votes! Trois élections bien différentes, municipales, provinciales ou fédérales, mais trois étés consécutifs où les citoyens et citoyennes sont confrontés à des candidats et candidates cherchant à multiplier les occasions de serrer des mains et de sourire à la caméra.

Toutes ces personnes ont bien sûr de bonnes idées à mettre de l’avant, les propositions idéales pour nous séduire, les solutions à tous nos problèmes. Ils concoctent déjà les programmes, souvent futiles, qui donneront un peu ici, un peu là, multitude de petits moyens qui détourneront notre attention, qui engourdiront notre vigilance, face à des enjeux plus cruciaux. Peu importe l’ordre de gouvernance, ils savent! On n’a qu’à les écouter….

Justement! Écouter! Lesquels parmi ces peut-être futurs élus se mettent vraiment en mode écoute de leur monde, de leurs commettants? Rares, trop rares, sont ceux qui le font, trop concentrés à se montrer sous leur meilleur profil et à prouver qu’ils ont réponse à tout, certains se permettant même de faire la leçon…

Écouter : selon le Larousse de la langue française, Accepter d’entendre ce que quelqu’un a à dire, Prêter attention à ce qui est dit pour entendre et comprendre, Tenir compte de ce qui est dit.

Il existe, dans la population, une sagesse induite que tous les élus et futurs élus avons (oui, oui, j’en suis!) tout intérêt à entendre. Quand on se donne la peine d’être attentif à ce que savent exprimer les citoyens et citoyennes, il y a, dans leurs propos, dans les explications des enjeux vécus, de réelles pistes de solutions. On retrouve, dans les informations qu’ils livrent, tout leur cœur, leurs peurs et leurs espoirs, mais surtout une réalité tellement concrète qui facilite des ancrages sur laquelle la mise en œuvre de toute solution à soumettre peut s’appuyer.

Je rappelais dans un texte précédent de Nous.blogue « qu’un gouvernement a un devoir fondamental d’arbitrage entre les besoins de tous, qu’ils soient personnes ou corporations et que son rôle est d’assurer les équilibres et une redistribution conséquente des moyens d’agir et de la richesse ». Alors, pour bien faire ce travail, le savoir-écouter des décideurs demeure un des outils les plus appropriés, voire un outil essentiel.

Écouter, c’est comprendre les besoins de toutes les parties d’une société, pour établir, ensemble, une vision de ce que l’on veut se donner collectivement, pour convenir de ce que nous voulons atteindre comme objectifs et pour avoir une idée claire des gestes à poser pour y arriver. Et ces objectifs qui sont les nôtres, parce que tous ont été entendus et que tous ont contribué à les définir, constituent les vrais programmes de partis politiques, les vraies propositions! Réalité trop souvent oubliée, hélas….

Cette année, ils se sont promenés partout dans nos territoires, comme avant eux ceux de l’élection 2018 au Québec. Ils ont de bons mots pour nous motiver, pour nous charmer, pour nous séduire. Ils promettent tellement… Jamais nous n’avons entendu aussi souvent des mots comme ruralité, connectivité, infrastucture… Mais eux, ont-ils entendus nos réalités?

Avons-nous eu notre mot à dire dans les pipelines qui se dessinent? Dans les 2 milliards d’arbres à planter dans les prochaines années? Dans les services qu’on nous propose à coups de millions? Dans l’absence de plan concret pour agir face aux changements climatiques? Ou dans les futures coupures pour équilibrer le budget?

Depuis trois ans, nous sommes toujours en campagne! Et si nous inversions cette campagne? Et les prochaines? Pour nous faire entendre!

Et pour une troisième fois, cette fois-ci, pouvez-vous nous écouter?


 

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2 réponses

  1. Bonjour M. Gibeault,
    Je prends note du commentaire et je me permets de trouver vos conclusions un peu courtes. Après la disparition du financement alloué à Solidarité rurale, j’ai pendant près de deux ans porté l’organisme bénévolement avec deux ex-employées tous aussi bénévoles. Durant cette période, Solidarité rurale est demeurée une organisation active (56 interventions publiques en 2015) mais il y avait un enjeu « politique » avec l’UPA (qui souhaitait depuis plusieurs années reprendre SRQ) et ils ont saisi le momentum. Pour ma part, quand je suis devant un mur, je ne m’obstine pas à vouloir le défoncer, je cherche plutôt le moyen de le contourner, ce que je fais désormais à titre de préfète élue de mon territoire. Je met en pratique les enseignements de Solidarité rurale et je m’efforce de ramener la connaissance et les savoirs de la ruralité à la plus grande disponibilité des communautés. Je travaille avec d’autres moyens, sous d’autres tribunes. C’est certainement moins visible sur le plan du Québec, mais très concret pour le développement de la ruralité et des régions.
    Enfin, pour ce qui est du gouvernement,qui se sont assuré du silence des ruraux, ils ont récolté ce qu’ils ont semé, vous en conviendrez.

  2. Que de généralités faciles. Vous aviez, Madame Bolduc la possibilité de faire la différence quand vous étiez présidente de Solidarité rurale. Hélas, vous avez failli à la tâche en démissionnant de cette présidence au profit de M. Groleau, président de l’UPA. Entendez-vous la nouvelle «voix» de Solidarité rurale ? Et le travail que Solidarité rural menait pour faire reconnaître les Régions est disparu avec votre démission. Le gouvernement n’en demandait pas tant.

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