Un réseau de serres collectives? J’embarque, et vous?

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La crise provoquée par la COVID-19 a soulevé différentes questions sur notre modèle de développement.  La question du « nécessaire » virage que nous devons faire, et cette fois-ci pas seulement en parole, vers le maintien à domicile; l’importance de l’achat et de la production locale dans certains domaines ne sont que deux exemples de ces remises en question. Un autre sujet qui a fait son chemin c’est celui d’accroître notre autonomie alimentaire au Québec. Qui dit autonomie alimentaire au Québec dit, entre autres, la culture dans des serres compte tenu de nos mois d’hiver rigoureux.

Le problème c’est qu’actuellement, cette avenue n’a été explorée que sous un angle de propriété privée. Toute la dimension de serres collectives, dont la mission principale ne serait pas de faire du profit pour les propriétaires, mais bien d’assurer une certaine sécurité alimentaire pour une communauté n’est pas présente dans le débat public jusqu’à maintenant.

Rêvons l’avenir ensemble. Imaginons un réseau de serres dans toutes les petites collectivités, dans tous les territoires. En ville, on peut même penser à des serres sur les toits, comme celles des Fermes Lufa, ou dans des quartiers reconnus pour avoir des déserts alimentaires. Ce serait un formidable réseau d’entreprises d’économie sociale ayant comme but de contribuer à la sécurité alimentaire de nos communautés. Soutenues par un tarif social de la part d’Hydro-Québec et appuyées par leur communauté, elles produiraient à l’année, selon les besoins de la communauté locale.

La sécurité alimentaire est un besoin social élémentaire et incontournable. La production en serre nous permet de produire à l’année. Plusieurs techniques ancestrales peuvent s’y greffer. Cela pourrait devenir un moteur de développement dans des petites communautés. On parle d’entreprises collectives créatrices d’emplois, de lieu de création sociale et de recréer un lien entre l’être humain et la nature.

Mais, pour y arriver, il faut que plusieurs individus et organisations reprennent l’idée et la diffuse. Cette crise ne peut pas qu’avoir eu des impacts négatifs. Nous devons pouvoir rebondir sur des nouvelles pratiques et façon de développer notre Québec. Cela vous intéresse?

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6 réponses

  1. Chez nous c’est ce que nous sommes en train de faire. Nous vivons dans un quadruplexe et on jardine tous ensemble nous sommes rendu à 5 serres et avons créé un groupe d’échange et d’entraides. Le projet débute. On a inviter plein de gens à se joindre à nous pour pouvoir encore plus partager nous unir et apprendre les un des autres.

  2. Moi j’embarquerais bien dans ton projet Jean-Francois! Avec des tarifs préférentiels d’Hydro-Quebec, c’est certainement faisable et c’est une belle avenue pour accroître notre souveraineté alimentaire. Développer le tout en mode coopérative serait vraiment intéressant! 😎🌈

  3. Un peu de l’avis de Christiane, j’ai participé à l’organisation d’un projet de ruelle verte et j’en dépanne une autre dans le voisinage. Les bottines (et les râteaux…) ne suivent pas longtemps les babines. C’est désolant de constater l’état d’abandon de plusieurs de ces projets sur lesquels ont avait mis une belle image. Le succès de votre projet reposera sur le maintient d’un leadership.

  4. L’idée est pertinente considérant l’augmentation du prix des fruits, légumes et viandes au cours de ces 3 derniers mois. Projet d’économie sociale par MRC par région et regroupement au national des experts consultants pour autonomie alimentaire et faisabilité financière d’échelle des projets locaux. Toutes les municipalités étant porteurs d’un MADA pourrait se regrouper et demander de l’aide de financement de démarrage. Plus, négocier des prix d’électricité avec Giuvernement et HQ pour des productions toutes saisons. Un colloque serait opportun. Plusieurs expertises de jardin communautaire en régions . Un suivi svp

  5. Je trouve que ça vaudrait la peine d’y réfléchir. L’idée est belle. Mais comment ce sera reçu par les agriculteurs et autres producteurs ?
    Maintenant qui va y travailler ? Est-ce que ce sera une serre à gestion collective ou communautaire ? Qui va en être responsable(s) ? Comment se fera la répartition des récoltes ? Celui qui travaille 10 heures et celui qui travaille 30 heures recevront-ils la même quantité de produits?
    Est-ce qu’on va proposer des cuisines collectives ? Des procédés de mises en conserves ?
    Est-ce que ce projet pourrait se vivre dans les centres de détentions ? Les Centres Jeunesse ? Les résidences pour aîné.e.s ?
    Bien entendu, Hydro devrait fournir l’électricité gratuitement puisque ces serres ne seront pas des activités génératrices de revenus – les surplus pourraient être donnés aux banques alimentaires.
    Les défis sont multiples mais ça vaut la peine d’en faire l’expérience dans des milieux volontaires pour expérimenter- en même temps… centre de compostage pour les déchets végétaux.
    Bonne chance !

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