Je ne comprends pas que ceux qui croient que le Québec devrait être un pays ne mettent pas tous leurs efforts à contribution pour y arriver, que les chefs politiques qui appuient cette idée la mettent au second plan quand il s’agit de coalition et qu’ils préfèrent se diviser plutôt que de se rassembler. Ou alors je comprends que certains préfèrent contempler leurs propres certitudes, que pour eux ce n’est pas si important, ni urgent.

Soit, c’est ainsi… personne n’en mourra, si ça n’arrive pas. Personne n’en mourra car nos vies sont confortables. C’est peut-être ça le drame. Nous vivons dans une société riche, paisible, démocratique. Pas parfaite, mais meilleure que bien d’autres. Sans le vouloir vraiment mais par la force des choses, nous sommes-nous enfoncés davantage dans le confort et l’indifférence dont se désolait Arcand au sortir du référendum de 1980 dans son célèbre documentaire?

C’est vrai que d’autres enjeux sociaux ont pris le dessus et leur importance ne fait pas de doute. C’est le « vivre ensemble » qui retient notre attention aujourd’hui. Nous ne sommes plus en 1980, le droit de vivre comme nation que réclamait René Lévesque n’a plus la même acuité. Sans doute à cause du réel chemin parcouru depuis ce temps. Pour réanimer l’importance du droit de vivre comme nation, il nous faudrait un leadership politique fort et cohérent, capable de conjuguer ce droit, toujours aussi légitime et fondamental selon moi, avec les conditions à réunir pour bien vivre ensemble, tout en s’efforçant de canaliser les idées et les énergies pour ce faire.

Prendre le même chemin. Ce sera mon dernier billet. Dans les quatre billets que j’ai publiés dans ce Nous.blogue, j’ai surtout parlé de tisser le lien qui nous lie les uns aux autres et de dialogue. J’ai partagé mes idées avec des convaincus de l’action collective qui savent que si on veut avancer, l’union fait la force et qu’ensemble on va plus loin.

Je reste optimiste.

Merci à Communagir de m’avoir offert cet espace de paroles et bonne continuation.

Commentaires partagés sur Facebook

commentaires

Commentaires si vous n'avez pas de compte Facebook

Votre commentaire

Lyse Brunet
Lyse Brunet

Je suis Montréalaise pure laine et Charlevoisienne d’adoption. Je navigue sur la 20 et la 138, ma vie se passe entre ces deux pôles. J’ai quitté le travail à temps plein il y a deux ans, après une vie professionnelle bien remplie. Aujourd’hui je veux «accompagner et transmettre». Après m’être consacrée à l’action sur le terrain, à une époque où l’action communautaire était dans sa phase de structuration initiale, je me suis retrouvée dans la peau du bailleur de fonds comme vice-présidente développement social à Centraide du Grand Montréal pendant 11 ans. Les tables de quartier de Montréal, l’initiative 123 Go, la formation en leadership rassembleur, le chantier de revitalisation du quartier Saint-Michel ont été des projets où je me suis beaucoup investie. J’ai ensuite mis en place et dirigé l’organisme Avenir d’enfants, une initiative conjointe de la Fondation Lucie et André Chagnon et du gouvernement du Québec qui met l’action collective au coeur de sa stratégie. Je continue de m’impliquer dans plusieurs organisations. J’accompagne des jeunes de la relève, des entrepreneurs sociaux qui m’inspirent et que j’essaie d’inspirer! Je continue… peut-être que je ne suis pas capable d’arrêter! Ce qui m’inspire : La capacité des humains de relever les défis de société quand ils s’y mettent collectivement.