Pour qui travaillons-nous?

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J’ai vécu, au cours des derniers mois, un moment de recul qui a suscité plusieurs réflexions sur la vie. J’avais envie de vous partager celle qui m’habite en ce moment. Une réflexion matinale, inspirée d’une récente expérience de formation avec Llio et plusieurs collègues des Pôles régionaux d’économie sociale.

Connaissez-vous les laboratoires vivants? Je vous rassure, on ne dissèque rien, sauf peut-être des idées. Il s’agit en fait d’un espace que l’on crée pour favoriser l’innovation. C’est aussi une stratégie d’accompagnement pour y faire naître des projets. Cet environnement que l’on crée par le laboratoire vivant favorise la mise en réseau d’organisations, d’entreprises, de partenaires, d’utilisateurs. Au cœur de tout cela [et le plus intéressant, selon moi], c’est que les moteurs de cette approche, ce sont les usagers et usagères, que l’on considère alors comme de véritables experts.

Un exemple pour illustrer le potentiel d’un tel laboratoire : lors de l’agrandissement du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, un laboratoire vivant a été mis en place afin de connaître les besoins des enfants et de leurs parents dans la conception des chambres. Qui de mieux qu’un enfant touché par la maladie pour vous dire ce dont il a besoin! Considérer l’enfant comme l’expert donne alors des résultats extraordinaires.

Alors, cette réflexion matinale est la suivante : pour qui travaillons-nous? Pour qui voulons-nous une société plus inclusive, plus juste? J’ai parfois l’impression que dans notre métier d’acteur de développement, nous perdons contact avec ce « qui ». Au travers les indicateurs, les objectifs, les protocoles, les redditions de comptes, avons-nous toujours en tête ceux et celles qui sont les moteurs de ce changement souhaité?

Mes questions ne sont pas des reproches, mais une forme d’introspection. Comme un vœu que j’ai envie de réaffirmer dans mon choix professionnel, soit de travailler pour soutenir les rêves, les désirs, les aspirations de ceux et celles pour qui l’économique et le sociale forment un mariage heureux. Le laboratoire vivant devient pour moi un outil privilégié pour garder le focus sur les acteurs clés de nos projets. Une assurance tout risque pour choisir les bonnes options, pour les bonnes raisons, pour les bonnes personnes. Et non pour répondre à des impératifs économiques ou politiques. Je pars donc à la quête du « qui ». Viendra peut-être le temps des pourquoi…

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