Identité et territoire: au cœur du développement

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Le 18 février dernier, je participais au Forum Cœurs de villes et villages. Environ 150 personnes étaient présentes et ont partagé leurs idées, leurs souhaits et leurs visions pour assurer la vitalité de nos centres-villes et de nos noyaux villageois. La journée s’est conclue par la création de la coalition Cœurs de villes et villages1, formée d’acteurs clés en aménagement du territoire, développement économique local et protection du patrimoine. Cette coalition s’engage à soutenir l’adoption d’un plan d’action gouvernemental en aménagement afin de redynamiser nos cœurs de villes et villages.

Comme un poisson dans l’eau, j’ai participé à des discussions fort stimulantes avec des intervenants de différents horizons. Au centre de nos échanges, un point central: la place des citoyens et citoyennes dans l’aménagement de nos territoires. Comment les interpeller, les intéresser, les consulter? Nous n’avions pas toujours la réponse, mais nous avions la conviction qu’il faut investir dans cette mobilisation. Dans nos différents milieux, on constate d’ailleurs ce désir de réappropriation du territoire.

Identité comme moteur de nos actions

La question de l’identité et du sentiment d’appartenance qui en découle a été évoquée à plusieurs reprises durant ce forum. Comme une sorte de mantra, l’identité représente l’essence de nos actions. Les Cœurs de villes et villages incarnent bien souvent cette identité territoriale. On y retrouve de l’animation culturelle, des commerces à saveur locale, des bâtiments patrimoniaux, etc. Ce sont des espaces de rencontres et d’ouverture vers l’autre. M. André Bellavance, maire de Victoriaville et ambassadeur du Forum, a fait une métaphore intéressante entre la cuisine [comme lieu de rassemblement lors d’une fête familiale] et le cœur du village [comme lieu d’animation de la communauté]. Dans les deux cas, on parle de créer un espace à échelle humaine. C’est cette possibilité de rapprochement qui développe notre fierté, notre attachement au territoire, et qui nous donne envie de le nourrir.

Le rôle de l’économie sociale

De ma lunette « économie sociale », je constate que ce modèle d’affaires joue un rôle important dans la vitalité de nos cœurs de villes et villages. Des tonnes d’exemples me viennent en tête… Les Sages fous, Espace d’initiatives, Le P’tit bonheur, Café Cambio, Festival Musique au bout du monde, Haricot magique. Parce que ces entreprises sont initiées et portées collectivement, il y a là une belle occasion de les impliquer dans l’aménagement de nos territoires. Elles portent déjà le sens du bien commun, du partage et elles ont toutes comme objectif de créer un impact positif. J’y vois un potentiel d’ambassadeur pour mobiliser les forces vives.

Numérique et espaces publics

À l’ère où nous sommes connectés presque en permanence, nous avons trop souvent l’impression que tout passe sur la toile et nous avons perdu nos repères sociaux d’autrefois. Mais, il est bon de se rappeler que le numérique ne répond pas à tous nos besoins. L’humain est un être social qui a besoin de contacts. Rêvons d’agoras, de tiers lieux et d’espaces publics envahis par les citoyens et citoyennes.


1. La Coalition Cœurs de villes et villages est formée d’Action patrimoine, de l’Association des sociétés de développement commercial de Montréal, du Chantier de l’économie sociale, du Regroupement des sociétés de développement commercial du Québec, de Rues principales et de Vivre en Ville.

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