C’est fou comme tout a bougé rapidement depuis un an. J’ai l’impression que tout le monde se sent de plus en plus isolé, et ce, dans plusieurs domaines. Plusieurs de mes réseaux de travail ont disparu et j’ai perdu des collègues et partenaires importants avec tout le chamboulement réalisé par le gouvernement en place. J’ai besoin de rebâtir des liens et de partager ce que je suis et ce que je fais. Heureusement, dans tout ce brouhaha organisationnel, une initiative de ma région m’a particulièrement interpellée. Comme un ange descendu du ciel pour répondre à ma prière, cette initiative m’est sans aucun doute destinée.

C’est CommunAT! Cette communauté de pratique en développement des communautés nouvellement née promet d’être très précieuse pour des personnes comme moi et sans doute pour bien d’autres. CommunAT a pour but de mobiliser les gens et les organisations autour d’un but commun : l’amélioration de la qualité de vie et le développement des milieux.

Ce réseau est issu d’un besoin de se connaître, de s’outiller et de partager la pratique de notre intelligence collective. Qu’existe-t-il de plus logique et de plus souhaitable?

Déjà très séduite par cette communauté de pratique, quelle n’a pas été ma surprise qu’on me demande d’être marraine de ce collectif en collaboration avec le parrain, monsieur Réal Lacombe. Notre mandat, faire connaitre CommunAT. Quelle partie de plaisir!

Ce que je trouve génial, c’est un réseau tellement inclusif. Les participants, collaborateurs, professionnels et partenaires qui contribuent au succès de cette communauté le font de façon volontaire et engagée parce qu’ils connaissent la force de ce réseau et veulent y contribuer. Ces personnes travaillent toutes au développement que ce soit dans le milieu municipal, scolaire, actions bénévoles ou autre. Quiconque veut développer son village et son territoire peut faire partie de cette communauté de pratique où l’on met à profit l’expérience des uns et des autres.

C’est une approche centrée sur la volonté de renforcer la capacité d’agir des personnes et des groupes concernés. Ce que l’on met à contribution, ce sont nos connaissances, nos savoirs être et nos savoirs faire. Assez simple, n’est-ce pas?

Quand on m’a demandé d’être marraine, je me suis d’abord demandé si j’en avais la capacité, puis je me suis dit que c’est mon devoir de le faire! C’est un honneur pour moi d’évoluer avec un réseau de professionnels aussi dynamiques et passionnés. Avec des valeurs telles que le goût du partage, le respect, l’honnêteté, la curiosité, l’innovation et non la moindre, la participation, on peut faire de véritables petits miracles.

Marchands de bonheur! Voilà qui sont ces gens engagés à faire naître des sourires sur le visage des citoyennes et citoyens de l’Abitibi-Témiscamingue.

Comment font-ils? Ensemble, avec et pour les gens. La communauté de pratique dispose de nombreux outils qui visent à faciliter la vie de ces distributeurs de bonheur. Outils de collaboration, d’interaction, de partage, de recherche, tout est mis en œuvre pour que chaque membre se sente moins seul à relever les nombreux défis du développement. C’est un réseau d’échange et d’expertise où on se donne des défis, on s’entraide, on s’apprend des choses, on se motive et on se ressource.

Ce lieu commun permet vraiment de sauver du temps et d’être plus rapide. Pourquoi réinventer la roue quand elle existe? Un appel à tous, une question, et souvent, les réponses fusent de toute part avec des trucs et conseils. Bénéficier de l’expertise des autres, c’est tellement profitable et ça permet d’ouvrir de nouveaux possibles auxquels je n’avais même pas pensé.

Une communauté de pratique comme CommunAT m’incite à rester à la page, à faire partie d’une grosse équipe qui a à cœur le développement, d’évoluer avec mes idées et de faire valoir mon expertise.

Bénéfique? Sans aucun doute! À l’heure où les réseaux sont tous à reconstruire, il en existe un en Abitibi-Témiscamingue qui va de l’avant. En cas de doute, je pense à mes collègues qui sont à des centaines de kilomètres, mais qui sont si près de moi par le biais de cette communauté.

J’ai la chance de partager mes succès et mes erreurs, de m’inspirer des autres et de faire, moi aussi, éclore des sourires sur le visage des gens que j’accompagne. Ainsi, on peut plus rapidement et avec fierté, célébrer nos réussites et se donner du gaz pour continuer et aller plus loin encore.

Utopique pensez-vous? Non, c’est la vraie vie, c’est la communauté de pratique de ma région, celle dont je suis fièrement marraine et qui est une véritable mine au trésor.

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Nadia Bellehumeur
Nadia Bellehumeur

Je me présente, Nadia Bellehumeur, née en 1978 à Saint-Eugène-de-Guigues au Témiscamingue, un magnifique territoire rural où le mot collectif signifie que tout le monde se connait, avec les avantages et les conséquences que ça impose. J’ai quitté le Témiscamingue pour faire un baccalauréat en récréologie, à l’Université du Québec à Trois-Rivières, pour rapidement revenir dans mon milieu après mes études. Je travaille depuis plus de 10 ans en développement des collectivités à la Société de développement du Témiscamingue. Depuis 2014, je me suis lancée dans l’écriture et j’ai publié mon premier roman. Entre le travail, la famille (parce que je suis maman de trois enfants) et l’écriture, je réalise que le développement collectif, ça se passe à plusieurs niveaux. Du noyau familial, à la vie de communauté, à la région, à la nation et à la terre. Je souhaite participer à ce blogue pour partager mon expérience, ma vision, mais également pour, espérons, interagir, converser, inspirer et contaminer plusieurs personnes sur la nécessité du développement collectif, quel qu’il soit. L’avenir du développement collectif passe, pour moi, par l’engagement et l’acceptation de la différence.