L’industrie forestière est en train de retrouver ses lettres de noblesse.  Tout d’abord, souvenons-nous qu’elle est fondée sur l’exploitation d’une ressource renouvelable : les arbres. Et que font les arbres en grandissant? Ils stockent du carbone. Dire que c’est l’industrie forestière qui pourrait bien nous permettre d’atteindre nos cibles de réduction des GES. C’est une excellente nouvelle pour les régions!

Quel bonheur pour moi d’entendre d’imminents conférenciers et chercheurs universitaires parler d’aménagement intensif des forêts. J’ai littéralement l’impression que le discours a été retourné à l’envers! Il faut dire que les pratiques forestières ont grandement évolué et pour le mieux. Mais ce qui est désormais incontestable, c’est qu’un meuble en bois emprisonne le carbone qui a été stocké dans l’arbre au cours de sa croissance. Les bâtiments en bois sont donc largement plus écoresponsables que ceux en béton et en acier, d’autant plus que le bois québécois est certifié FSC.

Sur le plan énergétique, la forêt revient aussi à la mode. Brûler du bois recommence à être cool. Granules de bois et biomasse forestière, ce sont les nouveaux (anciens) combustibles de l’heure! Le consensus est presque total à l’effet qu’il vaille mieux valoriser à des fins énergétiques les résidus forestiers et les coproduits de sciage, plutôt que de les laisser se décomposer : dans les deux cas, ils vont émettre du C02, donc pourquoi ne pas s’en servir pour se chauffer!

En fait, en autant que les pratiques forestières se fassent dans les règles de l’art, l’ensemble des produits issus du bois ont un bilan carbone et environnemental enviable. L’aménagement intensif des forêts s’impose de plus en plus comme une vaste opération de stockage de carbone et une avenue incontournable. Les jeunes arbres stockent davantage de carbone lors de leur croissance. En d’autres termes, renouveler les forêts pour en faire des matériaux de construction et des biocombustibles en remplacement de l’acier, du béton et du mazout, voilà un beau geste pour le climat.

J’espère que vous ne lisez pas dans ce texte une ode à la déforestation et à la disparition de la biodiversité. L’industrie forestière a changé. Elle a fait des progrès que la plupart des autres industries fondées sur les ressources naturelles n’ont pas fait. Les groupes environnementaux y ont évidemment contribué, mais aujourd’hui, c’est elle qui peut à son tour participer aux solutions.

J’aime l’idée d’une industrie responsable, passionnée de la forêt et amoureuse des régions du Québec. J’aime l’idée qu’on puisse encore apprendre d’elle. J’aime l’idée qu’elle puisse représenter l’avenir et non le passé.

Si vous voulez en savoir plus sur l’industrie forestière, je vous suggère fortement d’aller consulter ce portail : https://uneforetdepossibilites.com/fr

 

 

 

 

 

 

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Karine Otis
Karine Otis

À 31 ans, j’ai parfois l’impression d’avoir le parcours d’une senior… Je suis pourtant encore une « floune » dans un monde majoritairement composé d’hommes et où des seniors, il y en a. Mon engagement collectif a pris racine au cégep, comme bien d’autres jeunes impliqués. Après avoir complété des études en sciences politiques et études urbaines ainsi qu’en sciences de l’environnement, je suis revenue m’établir dans ma région natale, la Côte-Nord. C’était en 2009. J’ai rapidement intégré le cercle des professionnels en développement régional. J’ai œuvré pendant 6 ans comme directrice du développement de l’offre chez Tourisme Côte-Nord. En 2013, j’ai également fait mon entrée au conseil municipal de Baie-Comeau. La plus jeune élue de l’histoire de notre ville, élue avec la plus forte majorité et avec le plus haut taux de participation. La jeunesse, ça intéresse. Récemment, j’ai quitté le conseil municipal à mi-mandat pour accepter le poste de directrice associée au développement industriel dans notre corporation de développement économique local associée à la MRC de Manicouagan. C’était le prix à payer pour agir dans ce domaine de développement si stratégique pour notre région. Au cours de l’automne dernier, j’ai aussi eu le privilège et l’honneur de me porter candidate lors d’une élection provinciale partielle qui avait lieu dans notre comté. Ce fut l’une des expériences les plus trépidantes de ma vie et cela m’a ouvert plusieurs portes. J’ai aussi constaté à quel point j’aime les gens. Le simple fait d’échanger avec mes semblables m’a comblée. Donc oui, j’ai parfois l’impression d’en avoir fait beaucoup et d’en connaître pas mal. Ce doit être le sentiment de puissance candide de la trentaine, avec l’arrogance innocente qui vient avec :-) Mais grâce à Nous.blogue, je compte bien me questionner, argumenter et surtout affûter notre vision (et surtout la mienne) du développement collectif. Confronter les idées, mélanger les ingrédients et amalgamer les visions. Ce sera une bonne recette. À Nous.blogue!