Ou pourquoi j’ai décidé de me mêler de mes affaires, de Nos affaires!

15 février 2017! C’est le lancement du livre de la formidable tournée Faut Qu’on se Parle! et le titre évocateur de l’ouvrage traduit bien ce que nous ont partagé des milliers de personnes rencontrées, de ce qu’elles ont exprimé, de ce que nous avons constaté : Ne Renonçons à Rien! Et ne renoncer à rien c’est au premier chef une invitation à agir….

Évidemment, qui dit lancement dit tournée médiatique. Ainsi, c’est sur les ondes de Gravel le matin à Radio-Canada que j’y vais d’une annonce ferme, suite à une question sur la suite des choses pour les co-auteurs : J’affirme dès lors que la suite logique pour moi sera la politique. À quel niveau vais-je m’impliquer? De quelle façon le ferai-je? Je ne l’ai pas encore déterminé, mais il est clair pour moi que je m’inscris au service des citoyens et citoyennes du Témiscamingue.

De fait, durant toute la tournée et ensuite au durant la période d’écriture, un des grands constats que je faisais, que nous faisions, c’est qu’il est possible de faire de la politique autrement. On peut agir en politique de façon transparente, de manière respectueuse envers les autres personnalités politiques tout comme à l’endroit des commettants, mais on doit aussi travailler au service des gens sans perdre de vue les idéaux qui nous animent. Je suis, je reste une militante dans l’âme et il m’est naturel de me porter à la défense de causes que j’estime louables et justes. Le monde rural, l’alimentation saine et juste pour tous, les régions, l’environnement, tout ça m’anime. Mais au-delà de ces causes, le bien-être des personnes représente pour moi la plus importante de toutes les motivations.

C’était dit donc et les appels de partis politiques comme ceux des citoyens se sont alors multipliés. Politique provinciale? Ou implication locale? Rencontres, discussions, réflexions, le choix n’est pas simple. Mais la question à laquelle je me devais de répondre pour prendre cette décision était, elle d’une grande limpidité : Où mon implication pourra-t-elle vraiment faire la différence?

Ce sont en bout de ligne les arguments des citoyens et citoyennes qui m’ont rejoint : On a besoin de vous! Ici, chez nous! Maintenant!

J’ai donc choisi, avec bonheur je dois le dire, de m’impliquer au niveau municipal, ce niveau politique qui agit au plus près des citoyens, qui touche directement leur quotidien et leur qualité de vie. Je me porte candidate à l’élection de préfète de la MRC de Témiscamingue. Je fais le grand saut…

Certains pourraient croire que je fais un choix d’implication facile. À ceux-là je dis : détrompez-vous! La politique municipale est ce niveau d’implication qui, loin des projecteurs et des grands porte-voix, organise la vitalité d’une communauté, prévoit son développement, facilite la vie collective, assure les services de base nécessaires à la cohabitation, propose des services et activités de loisirs, bref, la municipalité est ce niveau de décisions et d’actions qui concerne tous les aspects de vie dans les petits détails comme dans les grands ensembles de notre vie de tous les jours. S’impliquer en politique municipale, c’est se mêler de nos affaires à nous, au-delà des courants d’action qui circulent au-dessus de nos têtes.

Et plus encore, comme le disait un ancien maire, « c’est le niveau de décision où mon fond de culotte est le plus près du coup de pied du citoyen! » Car il faut le savoir, l’élu municipal est partie prenante de sa communauté et présent sur son territoire en tout temps. Et son monde, satisfait ou mécontent, lui parle souvent. Une élue municipale, que je souhaite devenir, doit donc manifester une totale disponibilité et une grande capacité d’écoute.

C’est à même l’expérience de Faut qu’on se Parle! que je compte puiser mes inspirations pour faire de la politique municipale autrement. Trois principes m’apparaissent essentiels  à une saine contribution dans cette implication. D’abord, Écouter! Ce qui veut dire entendre, comprendre et réfléchir à l’action. Écouter donc ce territoire qui bouge, ces cœurs qui battent pour lui et ces multiples idées qui émergent. Et assumer avec toute la délicatesse requise le leadership qui est attendu d’une préfète de MRC.

Ensuite, agir avec sagesse afin de faire les arbitrages entre les besoins de tous, et favoriser les équilibres sur les moyens d’agir. Il s’agit donc de ne pas opposer mais de rassembler, de ne pas diviser mais de concerter les citoyens et citoyennes sur les actions à mettre en place pour leur milieu de vie. Et le défi est bien de les mettre en action, tous ensemble, afin qu’eux aussi puissent se mêler de NOS affaires. C’est placer les gens face à leur potentiel plutôt que face à des limites arbitraires, et mettre les citoyens  en mouvement dans leur tête, dans leur cœur et dans l’action!

Enfin, je suis convaincue que c’est dans le respect et la transparence que réside la plus grande force des élus, et c’est à cette enseigne que je souhaite devenir une élue municipale, une préfète qui fera vraiment une différence dans la vie des Témiscamiens et Témiscamiennes. Pour moi, il en va de la confiance que me porteront mes concitoyens.

Il n’y a là aucune promesse électorale de route, d’infrastructure ou d’emplois créés! Il y a bien plus! Il y a un engagement formel à travailler pour le mieux-être des gens qui choisiront de m’élire. Je promets de mettre toutes mes capacités, mes compétences et mon expérience au service de ma collectivité, les citoyens et citoyennes de la MRC de Témiscamingue, je promets de le faire avec respect et écoute!

Voilà pourquoi je fais le Grand Saut!

Et peu importe où vous êtes, où vous habitez, le 5 novembre prochain, chez vous il y aura des élections municipales. Alors, mêlez-vous de vos affaires, allez voter!!

 

Par Claire Bolduc,

claire.bolduc@tlb.sympatico.ca

 

 

Commentaires partagés sur Facebook

commentaires

1 Commentaires

Commentaires si vous n'avez pas de compte Facebook

Votre commentaire Required fields are marked *

Claire Bolduc
Claire Bolduc

Ancienne présidente de l’Ordre des agronomes du Québec, madame Bolduc représente bien le nouveau visage de la ruralité québécoise. Mère de quatre enfants, jeune grand-mère également, elle exploite, à Ville-Marie au Témiscamingue, un vignoble avec son conjoint.    Présidente de Solidarité rurale du Québec de mars 2008 à mai 2016, elle a milité pour que soit reconnue la juste place de la ruralité dans l’ensemble sociétal. Au cours de son mandat, elle a défendu la vision d’un territoire en partage et complémentaire, où les communautés rurales ont un rôle déterminant à jouer pour l’avenir du Québec. Elle connaît en outre bien le Québec rural, pour l’avoir parcouru afin de réfléchir avec les ruraux aux prochaines phases de développement du Québec rural.    Madame Bolduc cumule une trentaine d’années d’implication citoyenne dans les domaines agricole, rural, environnemental, éducatif et du terroir. En plus d’avoir assumé la présidence de son ordre professionnel, Madame Bolduc s’est impliquée auprès de Solidarité rurale du Québec de 2002 à 2006 et elle était, jusqu’à décembre 2007, présidente du Conseil des appellations agroalimentaires du Québec. Elle a également occupé plusieurs postes de responsabilités au sein d’organismes publics en environnement et en agriculture.