Au début de l’été, je suis allée faire un tour dans ma Mauricie adorée avec ma petite famille. Nous sommes allés à la plage du lac Édouard dans le parc de la Mauricie, vous connaissez? C’est magnifique et … bondé de monde! Êtes-vous déjà allé sur une plage bondée (lire stationnement plein) avec un petit d’un an qui commence à marcher? Si oui, vous avez tout compris.

En me dirigeant vers le petit chalet, j’ai croisé une maman extraordinaire, avec sa grande fille d’environ 12 ans qui était assise dans un fauteuil roulant. Vous savez celui qui est automatisé avec un support pour la tête. Cette maman était en train de parler à sa voisine tout en nourrissant sa fille à la cuillère. Elle était en train de lui expliquer que depuis qu’elle avait cette cuillère vibrante, sa grande se nourrissait beaucoup mieux, qu’elle arrivait à bien manger. Tout en donnant une bouchée à sa fille, elle la regardait comme si c’était la plus belle grande fille du monde. Le regard d’une mère extraordinaire.

Et c’est là que je me suis demandé combien il y avait de gestes collectifs derrière cette bouchée. Combien de programmes d’aide provenant de fonds publics, d’organismes de lutte pour les droits des handicapés, d’écoles, de programmes gouvernementaux, d’aide des proches et que sais-je? Combien d’adaptations de logement, d’adaptations pour permettre l’accessibilité, de transport adapté et que sais-je d’autre?

Combien de tout ça pour permettre à cette grande fille et à cette mère d’être là, de profiter de ce moment, de trouver un peu de paix? Combien de tout ça pour que cette grande fille et sa mère extraordinaire puissent partager ce moment?

Eh bien, si vous vous demandez pourquoi le développement collectif il faut s’en occuper et le protéger? Pour moi, ça se résume dans cette cuillerée d’amour.

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Marie-Denise Prud'Homme
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