Consterné. Floué et frustré.

Voilà c’est dit !

Que m’arrive-t-il, vous vous demandez sûrement. Voilà, je vous explique.

Constat économique

Les récentes données économiques nous informent à grand tapage médiatique que les Canadiens, par ricochet les Québécois, sont endettés à 160%. Vous avez bien lu! 160%! En clair, cela signifie que pour chaque dollar de revenu disponible pour les ménages canadiens, il existe une dette de 1,60$. Rien de moins.

Vous en voulez encore comme ça? Suivez-moi bien. Connaissez-vous l’obsolescence programmée? Non? Eh bien, préparez-vous à perdre vos cheveux…

Consommation obligée

L’expression « obsolescence programmée » est employée principalement pour les produits électroniques. Certains produits sont conçus de façon à connaître une vie plus courte.

Arnaque, dites-vous? Je le ressens comme tel.

Pensez-y un peu : aujourd’hui, on peut concevoir mieux mais on décide d’augmenter la consommation de ces produits en y insérant une programmation qui raccourcit la vie de celui-ci.

Rappelez-moi, combien sommes-nous endettés déjà?

Selon le site quechoisir.org, la durée de vie moyenne des produits électroniques se situe entre 6 à 8 ans contre 10 à 12 ans auparavant. À savoir :

  • Un ordinateur portable aurait une durée de vie comprise entre 5 et 8 ans
  • Un téléviseur, une vie de 8 ans,
  • Un téléphone portable de 4 ans,
  • Un réfrigérateur de 10 ans.

Ma conjointe et moi venons tout juste de remplacer notre téléviseur. Nous possédions chacun un appareil vieux de 30 ans. On le remplace par un écran ayant une définition telle qu’on peut déceler une carie à l’animateur. Mais l’existence de ce monstre haute définition est condamnée à 5 ans plus ou moins selon le vendeur.

Mais tout ce cirque n’est pas l’apanage de l’électronique seulement. Vous souvenez-vous du lave-linge de votre mère? Que penser du nôtre aujourd’hui avec un tambour installé de telle manière qu’il devient plus onéreux de le réparer que de le remplacer? Au fait, avez-vous surveillé votre chauffe-eau dernièrement?

Consommation malhonnête

Tout ceci me rappelle aussi le procès des cigarettiers Rothman’s et Imperial Tobacco. L’ajout d’additifs créant une dépendance dans la fabrication de leurs cigarettes fut la requête principale d’une poursuite monstre. De plus, les cigarettes manufacturées (avec ou sans additifs dans le tabac) contiennent des additifs dans le papier qui leur permettent de se consumer toutes seules même si on ne tire pas dessus. Consommation programmée quand tu nous tiens…

Consommation responsable

Quand je lis les nombreuses publications nous vantant les mérites de la consommation responsable, je deviens malade. Paradoxal. D’un côté, on nous enseigne à mieux consommer et éviter le surendettement, alors que de l’autre côté, on nous oblige à consommer davantage. Cherchez l’erreur. Je me sens floué devant cette économie à deux vitesses.

Je comprends mal le silence des consommateurs. Dépenser est-il devenu si viscéral dans notre comportement?

Conclusion

Pour terminer, je me demande à qui cela profite vraiment? Bien sûr, certains diront que l’économie fonctionne à plein et on vise le plein emploi. Certes. Mais au-delà de cette fausse économie de marché, qu’en est-il de la capacité de la Terre à fournir les matières premières requises? Qui a pensé aux dommages collatéraux à l’environnement outre bien sûr le Sommet de Paris? Sans oublier la main d’œuvre à bon marché en Chine, Inde et Pakistan où l’enfant représente la « matière première » pour ces organisations.

Réflexion pour commencer cette nouvelle année que je vous souhaite bonne, bien entourée d’amitiés et d’amour.

Je me sens mieux là…

Commentaires partagés sur Facebook

commentaires

Commentaires si vous n'avez pas de compte Facebook

Votre commentaire Required fields are marked *

Gaëtan Daviau
Gaëtan Daviau

Curieux de nature, la science et l’histoire m’interpellent particulièrement parce qu’au centre de tout cela demeure l’humain, dans les tours et détours de son évolution. Je partage d’ailleurs ces deux passions par l’intermédiaire de mon blogue Scoperta. Mon parcours, toujours au milieu de la foule, s’est concentré sur le monde des services. Qu’on parle de l’hôtellerie, de la restauration, des services alimentaires institutionnels ou finalement du milieu de l’automobile, je me sens dans son élément lorsque je suis entouré et en mode service. J’occupe présentement le poste de directeur général chez Avantage Honda pour le Groupe Vincent en Mauricie. Passionné de médias sociaux, je fus gestionnaire web de plusieurs communautés de réseautage professionnel telles que Linked Mauricie et Linked Québec-Régions pendant plusieurs années. Blogueur pour Blogue Mauricie, mes billets témoignent de ma grande préoccupation pour tout ce qui touche de près ou de loin le développement régional. En 1999, je fus également le coordonnateur de l’alimentation des Jeux du Québec à Trois-Rivières. Impliqué dans mon milieu, j’ai occupé, pendant plus de quatre ans, un poste au sein du Conseil d’administration du Centre Jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Ma contribution à certaines tables rondes de concertation régionale vient s’ajouter à mon curriculum. Originaire de la Montérégie, je suis devenu un Mauricien en 1996.