Il y a des moments dans la vie que l’on souhaite partager. Celui-ci est un moment difficile. La vie a frappé ma famille d’un grand coup de poing. La maladie afflige un de mes enfants. La maladie menace maintenant sa vie et le temps que nous avons auprès d’elle. Le 1er octobre dernier, le temps s’est arrêté. Maintenant, je conjugue au présent. Maintenant, c’est maintenant.

Je crois au Nous. J’ai besoin du Nous pour vivre. Il se fait bien sentir le Nous en ce moment. Je le savais présent, mais il se révèle chaque jour plus fort, plus grand. Il est réconfortant. Il donne la force, le courage et l’espoir. Parce qu’il faut croire en l’exception. Il existe des êtres d’exception. Je souhaite que notre enfant en soit un.

Aujourd’hui, le collectif, c’est ma famille, mes amis et vous toutes et tous qui partagez les mêmes valeurs, les mêmes idéaux, les mêmes aspirations. Je rêve d’un monde meilleur, aimant et solidaire. C’est à cela que je travaillerai pour les prochains mois, pour ma fille. J’avais envie de vous l’écrire, car cela me donne le sentiment de partager avec vous ma tristesse, mes craintes, mes doutes et me libère le cœur pour laisser toute la place à l’amour. J’ai envie que l’on soit plusieurs à croire en même temps à la vie, en l’amour et l’espoir d’une petite fille de 6 ans qui veut devenir grande.

Je prendrai donc congé pour la prochaine année et je vous dis à bientôt. J’ai maintenant des rêves à réaliser.

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  1. À 14 ans, mon fils Simon a reçu un diagnostic de cancer (lymphome lymphoblastique) dont le traitement s’est échelonné sur 2 longues années qui ont boulversé notre vie de famille et ma vie professionnelle, mais nous sommes «passé au travers». Mercredi le 28 octobre dernier, à 19 ans, les oncologues l’ont déclaré en «guérison». L’espoir est donc permis et il faut toujours s’y acrocher.

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Lynn O'Cain
Lynn O'Cain

Originaire de la Montérégie, je vis en Mauricie depuis maintenant 23 ans. J’y suis arrivée pour les études. J’y suis restée par amour. J’ai plongé dans l’économie sociale et le développement territorial par hasard. J’y suis restée par conviction. Je suis convaincue que le développement collectif est ce qu’il y a de mieux pour assurer l’avenir de nos communautés. Pour que chaque quartier, chaque municipalité, chaque collectivité puisse s’épanouir de façon durable, nous devons travailler ensemble. Je crois fondamentalement que nous avons mutuellement besoin les uns des autres. Aujourd’hui, plus que jamais, il est essentiel de poursuivre la collaboration entre les acteurs de la société civile et les élus pour construire l’avenir de nos régions.