Nouvelle maman depuis 4 mois, je sors tranquillement du brouillard des premiers instants pour planifier la suite : le retour au travail et donc le choix d’une garderie. Bien que j’avais fait mes devoirs et avais inscrit mon garçon sur la liste d’attente des centres de la petite enfance (CPE) de mon coin alors que j’étais enceinte, il s’avère de plus en plus évident que je n’aurai d’autre choix que d’inscrire fiston dans une garderie privée non subventionnée. Et c’est là que le bât blesse.

Depuis leur création, je suis en accord avec les places à coût unique pour tous et toutes pour une multitude de raisons, ne serait-ce que pour la mixité sociale qu’elles favorisent et un meilleur accès au marché du travail pour les femmes. Je suis convaincue qu’il s’agit de la meilleure manière de prendre soin des enfants qui doivent être gardés dans la journée, que c’est une responsabilité collective de s’assurer que nos enfants se développent dans le meilleur environnement possible et que le gouvernement doit avoir un œil sur ces milieux. Le gouvernement Couillard a mis cette mesure de côté et, en guise de mauvaise farce, a jeté le bébé avec l’eau du bain.

La réalité fait qu’avec la situation financière de notre famille, la place en garderie nous revient à près de 5$ de moins que si notre fils occupait une place subventionnée. Ajouté à cet argument de taille, les chances sont grandes qu’une place se libère en CPE alors que mon garçon aura près de 2 ans. Est-ce que ça vaudra le coup de le changer de milieu? Aussi, les horaires plutôt stricts nous conviendront-ils? Est-ce que j’aurai vraiment le choix du milieu dans lequel mon enfant passera ses journées ou est-ce que je devrai remercier le ciel d’avoir une place, peu importe le reste?

Résignés, nous avons commencé à visiter des garderies privées et elles sont très différentes, c’est certain, mais quelques unes sont inquiétantes au niveau de la sécurité et de la compétence des personnes en charge des enfants.  Nous sommes convaincus que nous trouverons un beau milieu pour notre amour, mais il nous reste un petit goût amer, l’impression pas très subtile d’être forcés vers le privé avec tout ce qu’apporte cet univers en terme d’inégalités.

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Marie-Denise Prud'Homme
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