Ceci est mon dernier billet à Nous.blogue et vraisemblablement une ultime contribution comme auteur, professeur, chercheur, formateur, consultant et conférencier, au domaine de l’aménagement et du développement territorial au Québec.

Pour ce dernier texte, je choisis l’écriture au « Je »; on me concédera cette formule intime.

J’ai 75 ans, encore en bonne santé mais le temps pour accomplir ou achever des projets jusqu’alors repoussés ou insuffisamment approfondis s’amenuise. Notamment celui d’une plus grande proximité et disponibilité envers ceux et celles qui sont les trésors de ma vie : ma fidèle et douce compagne, mes trois merveilleux fils et leurs conjointes, mes cinq petits-enfants, mes huit frères et sœurs et quelques amis chers.

Je constate par ailleurs un désintérêt chronique, plus, une absence de sensibilité de la part du gouvernement actuel, celui de Philippe Couillard, à l’égard du Québec des régions, de leurs petites villes et des territoires ruraux et villages. Ce qui me désespère.

 

L’abandon des régions

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement libéral de Philippe Couillard aura fait reculer le « projet régional » comme aucun autre gouvernement auparavant. Fondamentalement, parce qu’il ne croit pas au rôle et à la contribution des régions, en dehors des agglomérations de Montréal et de Québec, pour l’épanouissement et la prospérité du Québec tout entier. Montréal la métropole, Québec la capitale, sont retenues et objets de toutes les attentions comme les locomotives exclusives de l’essor du Québec; il n’y a pas de troisième locomotive selon la théorie qui inspire les décisions de ce gouvernement. Outre les ressources et le potentiel énergétique qu’on y exploite, les régions intermédiaires et périphériques appartiennent à une époque révolue, peu ou pas arrimées à la société moderne et urbaine; des espaces où la présence de communautés et l’offre de services publics sont devenues des problèmes et un fardeau logistique et financier pour la collectivité québécoise.

Héritières d’une occupation historique, accablées pour plusieurs d’entre elles d’une déshérence démographique, économique et sociale après avoir été longtemps négligées et dont il faut minimalement s’occuper, les régions et leurs espaces ruraux sont perçus comme des boulets plus que comme des ressources et des chances à saisir.

Le gouvernement Couillard qui gère les territoires habités selon des méthodes comptables, est obnubilé par les concepts de performance, de rendements et de bilans positifs. Sans que ceux-ci ne soient traités avec désinvolture, la gestion d’une société fait appel à une philosophie, à des principes et à des règles qui ne sont pas ceux de l’entreprise privée. Il y a des dimensions sociales, culturelles, économiques et géographiques à prendre en compte qui font la grandeur des politiques, législations et réglementations d’un bon gouvernement.

Or, le gouvernement Couillard témoigne d’un déficit affligeant de culture et d’expertise en matière d’aménagement et de développement du territoire dans la perspective d’une dynamique actuelle et future propice à une occupation, une vitalité et une pérennité de tous les territoires au service de l’épanouissement de la société québécoise, en régions intermédiaires et périphériques comme en régions centrales. Culture et expertise appropriées permettraient de mieux saisir la mission de gouvernance d’un territoire et de sa population dans un temps historique donné, et de comprendre que l’aménagement du territoire est un outil à mettre au service d’un projet de société qui poursuit des objectifs d’égalité, d’équité, de justice sociale, de qualité de vie, de prospérité et de durabilité.

Poursuivant l’objectif du retour à l’équilibre budgétaire pour l’année 2015-2016 à travers une sévère politique d’austérité, le gouvernement Couillard a procédé à l’abolition brutale, à l’automne 2014, des Conférences régionales des élus (CRÉ), des Centres locaux de développement (CLD), de la Politique nationale de la ruralité (considérée comme une des plus achevées selon l’OCDE à la suite d’un examen de plusieurs politiques rurales, notamment européennes, en 2005), de la Coalition Solidarité rurale, du Programme de soutien aux municipalités dévitalisées et la mise en hibernation de la Politique pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires ainsi que la loi du même nom, etc.   Ces abolitions, conjuguées à des coupures budgétaires dans divers programmes à incidences territoriales, ont privé les régions et les communautés locales d’outils adaptés qui avaient fait leurs preuves tout en étant fort appréciés des élus locaux et autres acteurs de terrain. Si certains ajustements s’avéraient nécessaires pour une plus grande efficacité de ces structures, politiques et programmes, et j’en conviens, était-il nécessaire de « jeter le bébé avec l’eau du bain » ? Encore fallait-il croire en l’avenir des régions et aux aptitudes des partenaires territoriaux pour des efforts concertés et décentralisés.

Objet de vives critiques et de la colère des régions, le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du Territoire (MAMOT) crée en 2015 le Fonds de développement des territoires (FDT) pour soutenir les initiatives de développement local des MRC. Pour sa première année d’application, en 2016, le FDT a été doté d’une enveloppe de 100 M$. Pour la période 2017 à 2019, une enveloppe totale de 320M$ est prévue. Par ailleurs, pour compenser la perte des crédits entraînée par l’abolition des CRÉ, le ministère met sur pied le Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR), mis en œuvre à compter de 2017-2018 pour une période de 10 ans.

Or, les crédits dédiés au développement local et régional des FDT et FARR demeurent bien en deçà des montants dont disposaient antérieurement les MRC et les régions par le biais des CLD, des CRÉ, de la Politique nationale de la ruralité et du Fonds de soutien aux municipalités dévitalisées. Il faudra attendre 2022-2023 avant que les Fonds FDT et FARR atteignent le montant des crédits contenus dans les programmes et politiques abolis en 2014 (voir article au lien suivant: http://nousblogue.ca/developpement-regional-gouvernement-couillard-main-prend-plus-gourmande-main-donne/ ). Et le grand projet de décentralisation dont on vante les mérites pour des gouvernements de proximité, percole au goutte à goutte vers les collectivités territoriales sans que le transfert des nouvelles responsabilités ne soit accompagné des ressources financières, humaines et techniques correspondantes.

Dans un tel contexte, faut-il s’étonner qu’en région les populations et leurs élus souffrent d’un sentiment d’incompréhension et d’abandon ?

 

La grande mystification

Je ne peux plus supporter ces discours politiques forgés de demi-vérités et d’engagements sans lendemains, cette littérature ministérielle faite de mots choisis pour créer l’espoir sans volonté ni ressources pour passer de la parole aux réalisations. Ces promesses dont les porteurs ne font pas, délibérément ou inconsciemment, la distinction entre le vrai et le faux, entre la réalité et la fable. Ces envolées lyriques main sur le cœur, inspirées d’une dialectique dont le sens et la portée sont invariablement au service d’une stratégie électorale récurrente. En lieu et place d’une véritable et vigoureuse politique de développement régional, on peaufine une opération de mystification.

Cette même dialectique est appliquée à tous les secteurs de l’action publique, utilisée éloquemment durant les années d’austérité de 2014 à 2017, et atteignant son point d’orgue avec la mise à jour économique et budgétaire présentée hier, 21 novembre, par le ministre des Finances, Carlos Leitao.

On a annoncé des « réinvestissements » de l’ordre de 1 milliard$ en santé et en éducation et un allègement fiscal (baisse d’impôt) du même ordre pour les contribuables. Ces cadeaux préélectoraux sont puisés à même une marge de manœuvre d’environ 2.4 milliards$ constituée principalement des économies réalisées par une réduction de la croissance annuelle des dépenses publiques passant de 4% pour la période de 2010-2014, à 0.8% pour la période 2014-2016. Avec le résiduel de la marge de manœuvre, d’autres cadeaux sont à venir d’ici octobre prochain.

Cette réduction substantielle des dépenses de l’État s’est concrétisée par des abandons de programmes, des compressions budgétaires, des abolitions de postes, des réductions de services, qui ont été vécus douloureusement par la population en général et les organismes et prestataires concernés.

Comment peut-on répondre, comme l’a fait le ministre Leitao, que « la rigueur budgétaire n’a consisté qu’à réduire le rythme de croissance des dépenses de l’État, sans diminution de services » ?  Qu’en est-il alors des abolitions de structures et de programmes tels ceux énoncés plus haut ? Et des suppressions de postes d’orthopédagogues et d’orthophonistes dans les écoles ? Et des conditions de vie déplorables dans les CHSLD faute des ressources, etc., etc.?

De quelle gloire ce gouvernement peut-il se draper aux vues des résultats d’un tel stratagème comptable? Toujours la mystification.  Et on s’étonne du cynisme de la population à l’égard de la politique !

Et les régions dans la mise à jour économique et budgétaire? Pourtant un « secteur de dépenses » où on a sabré à grands coups et qui peine à se redresser. Pas un mot, silence radio. L’indifférence absolue.

Ce qui me désole actuellement, c’est de penser que ce gouvernement sera probablement réélu au prochain rendez-vous électoral en octobre 2018, et que l’œuvre entreprise d’abandon, de démobilisation et de désintégration des régions va se poursuivre. Quelle triste perspective, quel recul de civilisation !

Quel courage, quelle détermination, quel dévouement, nourris de fortes convictions il faut aux élus locaux, acteurs économiques et sociaux, intervenants et intervenantes de toutes allégeances pour continuer à œuvrer à la pérennité, au dynamisme et au bien-être de leur coin de pays !

 

Des traces et l’espérance d’une reprise du « projet régional »

Le moteur de mon engagement envers les régions et les espaces ruraux du Québec au cours des 45 dernières années a été le désir de contribuer au champ de connaissance actualisé de la dynamique contemporaine des territoires, de la relation centre-périphérie, de la complémentarité ville-campagne, de l’interdépendance des territoires, de la nécessaire solidarité territoriale. Et l’espoir que l’on s’approprie dans les sphères du pouvoir décisionnel de ce champ de connaissance, pour l’élaboration et la mise en œuvre de politiques modernes arrimées au projet généreux du développement et de la qualité de vie pour tous. Pour ce faire, je n’ai économisé ni mon temps, ni mes énergies.

Mais aujourd’hui, l’espoir d’un changement souhaité dans un avenir prévisible n’est plus là. Avec lui, la motivation à la source de mon engagement s’est effritée, s’est éteinte. Ma confiance, je la mets dans les jeunes chercheurs, les élus territoriaux, les acteurs de terrains, tous ceux et celles qui continuent d’entretenir des croyances optimistes et dévouées en faveur de l’avenir des régions. Je la mets aussi dans un éventuel renouveau politique.

Malgré la profonde déception qui accompagne mon retrait de ce combat lancinant pour des régions « radieuses » partout au Québec, je n’ai de regret pour aucune de mes contributions documentées, sincères, persévérantes, confiantes… voire exaltées.  Je n’en renie aucune. Certaines accomplies en collaboration, plusieurs encouragées par la fréquentation de personnes aux convictions bien ancrées. Tout au long de ce parcours, j’ai rencontré des femmes et des hommes formidables, doués, compétents, innovateurs; j’ai été admiratif de projets et d’expériences issus du milieu pour créer de l’emploi, consolider le sentiment d’appartenance, contrer l’exode, accroître l’attractivité et la compétitivité de leur communauté, maintenir et diversifier l’offre de services aux personnes et aux entreprises, protéger l’environnement, sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine paysager, bâti et immatériel… dans Bellechasse, en Gaspésie, en Abitibi-Témiscamingue, dans les Îles, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, au Bas-Saint-Laurent, dans Charlevoix, Lanaudière, La Matapédia, la Côte-Nord… Oui, un creuset extraordinaire de capacités innovantes, mais privé d’un dessein gouvernemental à la hauteur de leurs aspirations pour le bien de leurs territoires et de l’ensemble du Québec.

Je laisse derrière moi des traces qui n’auront peut-être pas été inutiles chez certains, ne serait-ce que pour confirmer leurs propres convictions et conforter leurs actions. Pour d’autres, des pistes pour un regard différent à porter sur les régions et les territoires ruraux; pour des approches renouvelées d’analyse et d’intervention; pour des politiques et des lois, des stratégies et plans d’action susceptibles de façonner autrement l’occupation et l’organisation du territoire québécois en sollicitant et mettant à profit le potentiel et le dynamisme de chacune des régions. Dans la poursuite d’un meilleur équilibre territorial.

Cette empreinte écrite et orale est foisonnante et diversifiée : 32 ans d’enseignement et de recherche universitaires à l’UQAM, plus de 250 articles publiés dans des revues scientifiques, périodiques spécialisés, quotidiens, sites internet et blogues, nombreux rapports de recherche, d’expertise et de missions, plus de 50 sessions de formation dispensées à des élus, agents de développement et autres intervenants de terrain à travers tout le Québec,  plus de 80 conférences prononcées à des auditoires attentifs, trois livres (Le développement local. Théorie et pratique, écrit avec la collaboration de Francine Coallier, 1993, Gaëtan Morin, 331 p., traduit en espagnol et distribué en Espagne et en Amérique latine; Le Québec rural dans tous ces états, ouvrage collectif sous ma direction, Boréal, 1991, 313 p.; La passion du rural, ouvrage en deux tomes de plus de 1 400 pages, 2011 et 2014, disponible gratuitement en ligne: http://geo.uqam.ca/nouvelles/219-la-passion-rurale-tomes-1-et-2.html ); six chapitres de livres dont deux traduits en anglais et un en espagnol. Plusieurs articles sont accessibles sur les blogues suivants :

Néorurale : http://neorurale.ca/category/points-de-vue/prof/

Nous.blogue : http://nousblogue.ca/project/bernard-vachon/

Visages régionaux : http://visagesregionaux.org/publications/

Bien que retiré du forum public, je demeurerai toujours solidaire des régions et de leurs espaces ruraux, et confiant pour une reconnaissance de leur rôle et de leur contribution utiles et nécessaires à un projet lucide et généreux d’un Québec prospère et épanoui pour tous ses territoires et leurs populations.

 

 

Bernard Vachon, Ph.D.

Professeur retraité du département de géographie de l’UQAM

Spécialiste en développement local et régional,

Décentralisation et gouvernance territoriale

 

 

 

 

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7 Commentaires

  1. M. Vachon,

    Vous avez tracé la voie à de nombreuses personnes animées par le développement des régions, éclairé bien des chemins, éveillé bien des consciences, documenté les réalités multiples et mouvantes de nos belles régions… et ce n’est pas en vain! Le travail de fond se poursuit au quotidien.

    Merci pour votre contribution passionnée et inspirante!

  2. M. Vachon,
    Vous êtes pour moi une grande source d’inspiration. Par vos propos vous m’avez encouragé, motivé. Vous avez suscité auprès de moi et de bien d’autres sans aucun doute, le goût d’agir et de s’engager. Je comprends bien aujourd’hui que vous devez “tirer ce rideau”. Mais je vous demande de ne pas partir. Comme on dit dans le jargon du hockey…”la puck roule pas” pour les régions ces temps-ci. Mais à force de “forchecker”, on réussira bien “ce renouveau politique”. Merci pour tout!

  3. M. Vachon,
    Vous avez été l’un de mes professeurs inspirant à la maîtrise en environnement à l’UQAM et vous avez continué à l’être par l’entremise de ce blogue. Merci d’avoir abordé les enjeux du développement régional avec autant de conviction et pertinence. Au plaisir de vous croiser en région sachant que l’on partage un intérêt pour le même coin de pays, mais surtout merci.

  4. Merci à tous pour vos commentaires chaleureux et encourageants. Je sais que la relève est là pour assurer la défense et la promotion des régions, des petites villes et des territoires ruraux. Il faut poursuivre la construction de l’argumentaire économique, social, culturel, géographique et environnemental de l’utilité des régions et des communautés rurales pour changer le regard des décideurs sur l’avenir des territoires en dehors des zones métropolitaines de Montréal et de Québec. Il y a là une oeuvre à la fois académique et pédagogique à assumer, parallèlement aux efforts déployés par les acteurs de terrains : élus locaux, agents de développement, intervenants économiques et sociaux, multiples bénévoles…
    Merci pour vos convictions, merci pour votre engagement à faire du Québec une mosaïque de régions dynamiques dans un rapport de complémentarité, d’équilibre et de solidarité avec les grands centres. L’action gouvernementale doit se manifester à travers des politiques et des programmes d’appui pour doter tous les territoires des infrastructures, équipements et services publics nécessaires à l’attractivité et à la compétitivité des communautés locales qui font la force des régions.

  5. Bonjour Bernard,
    Je me permets de t’appeler par ton petit nom puisque je suis ta soeur😉 Nous savons nous, tes frères et tes soeurs combien tu y a mis ton coeur et tes connaissances pour la promotion et la reconnaissance des régions. Tu es un homme de principe. Bravo pour toutes ces années de cohérence, d’authenticité et de passion. Je viens de lire les autres commentaires, la relève est là et bien vivante. Pour toi, mission accomplie !
    Jocelyne Vachon, Verchères QC
    Verchères, Qc

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Bernard Vachon

Deuxième d’une famille de neuf enfants, j’ai grandi dans les quartiers ouvriers de Rosemont et de Montréal-Nord. La culture, le sentiment identitaire, les études et l’entraide étaient des valeurs fortement stimulées au sein de la famille. Détenteur d’un doctorat de la London School of Economics and Political Science en Angleterre ainsi que de l’Université de Liège en Belgique dans les domaines de l’aménagement et du développement territorial, j’ai fait carrière comme professeur-chercheur au département de géographie de l’Université du Québec à Montréal durant 32 ans (1969-2000). Mes domaines de spécialisation sont le développement local et régional, le Québec rural, la décentralisation et la gouvernance territoriale. Parallèlement à mes enseignements et ma recherche, j’ai exploité avec ma famille une ferme ovine, Chantemerle, de 1979 à 1989, dans un petit village sur les contreforts des Appalaches dans le Bas-Saint-Laurent, un lieu qui s’est avéré un laboratoire d’observation et d’analyse des problématiques de dévitalisation et de « recomposition » territoriale. Nous possédons toujours ce petit coin de ruralité, espace de ressourcement et d’inspiration. Suite à mon départ à la retraite, j’ai agi comme formateur, conférencier et consultant auprès de ministères, associations municipales, MRC et municipalités locales dans mes domaines de compétence. Je consacre désormais l’essentiel de mes temps libres à l’écriture (livres, blogues, articles, …), au bénévolat et à ma famille. Jean-Sébastien Bach, l’homme et son œuvre, est un compagnon de tous les jours. Ma collaboration à ce blogue est motivée par le désir de participer au mouvement de développement collectif qui se déploie dans toutes les régions du Québec, porteur d’une force insoupçonnée pour faire face aux grands défis qui confrontent la société actuelle.