Critique envahissante ou positivisme contagieux?

Pouffffft! Je suis vraiment en mode « fuite » devant les gens négatifs. Comment peut-on se construire un avenir quand il n’y a jamais rien de correct? Tout, absolument tout, est devenu sujet à la critique. Comme si la liberté d’expression s’était transformée en « nécessité de critiquer ».

Regardez autour de vous et remarquez le nombre de critiques, soi-disant « constructives », quand on cherche à justifier notre chialage.

Quand je dis que tout est sujet à la critique, c’est vraiment tout :

  • Le café : trop fort, trop doux, trop de sucre, trop amer…
  • La température : trop de neige, pas assez de neige, trop chaud, trop froid…
  • Les vêtements des autres : trop colorés, pas assez chics, trop communs, pas assez…
  • Les nuits de sommeil : trop longues, trop dormi, pas assez dormi, trop agité…
  • Les pauvres sont trop pauvres – les riches sont trop riches – les gens s’impliquent trop ou pas assez… bref, on dirait que rien n’est correct.

Autre exemple de ce qui est carrément « broyer du noir » :

  • Tu as passé un bon weekend?
  • Bof, pas si pire. J’ai fait de la motoneige, de la raquette et j’ai été soupé avec des amis.

WOW! Quel beau weekend à mon avis. Pourquoi le qualifier de « pas si pire ».

Qu’on parle d’art, de culture, de santé, d’éducation, du milieu communautaire, de la politique, rares sont les gens qui vont faire l’éloge de ce qui est bien, mais tellement nombreux sont ceux qui critiquent. Tout le monde devient expert de rien du tout.

Même moi, je critique les critiqueux!

Avec un sens de la critique si développé, on fait quoi pour changer les choses? Personnellement, j’ai pris la résolution de fuir. Je vais fuir les gens négatifs, les critiqueux et les bouffeurs d’énergie. Comme je risque de m’isoler gravement, je vais prendre une autre résolution, celle d’être un contaminant positif.

Quand je regarde les personnes qui m’inspirent dans la vie, je constate que ce sont celles qui dégagent le bonheur, qui sont capables de voir le positif, même dans les événements difficiles de la vie, qui prennent un café pour ce qu’il est, c’est-à-dire un breuvage, ou encore mieux, un bon moment qu’on partage avec d’autres personnes.

Avez-vous déjà rencontré des gens à qui tout semble réussir? Ceux qui débordent d’énergie? Ces personnes à qui on dit toujours « oui » et avec qui on a le goût de travailler? Celles qui transforment un grain de sable en pépite d’or? Qu’est-ce qu’elles ont en commun? Ce sont des personnes positives.

Être un contaminant positif pose toutefois un bon défi, surtout quand on est envahi par la critique. La première chose, c’est d’en prendre conscience et de changer notre état d’esprit, ce qui demande de la pratique et de la persévérance. Autre méthode assez efficace, c’est de faire une diète médiatique. Ouf! Ça veut dire moins de réseaux sociaux et moins de TV, et plus de contact humain. Vous voyez où je veux en venir? Mais ce n’est pas tout. Quand je suis avec d’autres personnes, famille, amis, comité de bénévoles, collègues de travail, je dois penser et dire de belles choses.

  • Tu as passé un beau weekend?
  • On a profité du mauvais temps pour faire le damné ménage de la maison.

Il faut bannir les mots négatifs et les critiques destructives. Et je ne suis pas obligée d’avoir une opinion sur tout et encore moins de la partager. Si on me demande comment je trouve Donald Trump, il vaut mieux que je m’abstienne de répondre plutôt que de mentir parce que j’essaye d’être positive. De toute façon, à quoi bon dire : « c’est épouvantable, mais où s’en va le monde? » Tout le monde le sait déjà. Le dire n’ajoutera rien de plus à la conversation.

Le pouvoir des mots est formidable quand on cherche à être un contaminant positif. Il faut simplement changer certains mots et leur donner une nouvelle perspective. Ainsi, les problèmes deviennent des défis, les échecs des apprentissages, les choses bizarres deviennent étonnantes, les gens entêtés deviennent déterminés…

Ainsi, les changements s’opèrent beaucoup plus rapidement qu’on le croit. La force du positivisme devient un agent mobilisateur et attrayant. Et là, c’est facile d’impliquer les gens, de les mobiliser collectivement pour changer les choses.

Il faut miser sur le pouvoir du positivisme dans la mobilisation collective!

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Nadia Bellehumeur
Nadia Bellehumeur

Je me présente, Nadia Bellehumeur, née en 1978 à Saint-Eugène-de-Guigues au Témiscamingue, un magnifique territoire rural où le mot collectif signifie que tout le monde se connait, avec les avantages et les conséquences que ça impose. J’ai quitté le Témiscamingue pour faire un baccalauréat en récréologie, à l’Université du Québec à Trois-Rivières, pour rapidement revenir dans mon milieu après mes études. Je travaille depuis plus de 10 ans en développement des collectivités à la Société de développement du Témiscamingue. Depuis 2014, je me suis lancée dans l’écriture et j’ai publié mon premier roman. Entre le travail, la famille (parce que je suis maman de trois enfants) et l’écriture, je réalise que le développement collectif, ça se passe à plusieurs niveaux. Du noyau familial, à la vie de communauté, à la région, à la nation et à la terre. Je souhaite participer à ce blogue pour partager mon expérience, ma vision, mais également pour, espérons, interagir, converser, inspirer et contaminer plusieurs personnes sur la nécessité du développement collectif, quel qu’il soit. L’avenir du développement collectif passe, pour moi, par l’engagement et l’acceptation de la différence.