Au Québec des milliers de personnes n’ont pas de réseau social les soutenant, n’ont pas d’argent et n’ont pas de chez soi. Issues de toutes les classes sociales, elles ont vécu une multiplication de ruptures, d’impasses et de difficultés propices à la dégradation des liens sociaux et dont l’aboutissement est la rue (Extrait de la définition de l’itinérance dans le Plan d’action interministériel en itinérance 2010-13). Pour ces raisons, ces personnes sont bafouées, discriminées, exclues.

Pourtant, malgré des épreuves éprouvantes des milliers d’entre elles n’auraient pas dû se retrouver à la rue. Socialement nous avons failli à un moment, voire à des moments, critique de la vie de ces personnes. Une logique comptable et individualiste de l’organisation sociale ne nous a pas permis d’adresser une réponse adéquate à leur détresse quelle qu’en soit son origine. Le manque de solidarité, l’égocentrisme nous a empêché d’être là à un moment crucial et pénible de leur existence.

Une fois en situation d’itinérance, la personne se retrouve en mode de survie, de précarité et d’exclusion permanente. Exclue par le regard des autres, exclue par les portes fermées, exclue par la violence, exclue par le non-respect des droits, exclue par abandon. Pourtant, même dans la rue nous sommes une personne, un être de valeur et même un citoyen!

En guise de solidarité avec ces personnes, depuis 29 ans, un événement : La Nuit des sans-abri est organisée dans de nombreuses villes du Québec. La prochaine aura lieu le 19 octobre prochain. Faites un geste de solidarité et joignez-vous à l’une de celles-ci!

 

 

 

 

 

 

 

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Jean-François Daigle
Jean-François Daigle