Climat : Ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent l’état moyen de l’atmosphère en un lieu donné et qui définit physiquement notre lieu de vie.

Climat : Ensemble des conditions de vie, des circonstances qui agissent sur quelqu’un, milieu, ambiance, contexte et qui définit notre fonctionnement social.

La tentation était grande, au lendemain de la publication du rapport dramatique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), de produire un texte qui traiterait de notre responsabilité face à ces changements climatiques anticipés et catastrophiques pour la population mondiale et des choix que nous devons faire dès maintenant afin de nous prémunir (un tout petit peu….) des impacts prévus. Il aurait été tout aussi tentant de répéter que nous n’avons plus le choix d’agir….

Et c’est exactement ce que je vais faire! Mais dans un tout autre contexte des changements de climat que nous pouvons souhaiter et auxquels nous pouvons participer!

Au début, il y avait l’équilibre naturel… les personnes de bonne volonté, désireuses de contribuer à l’amélioration des milieux de vie de leur monde, commettants, concitoyens et concitoyennes, s’investissaient dans les charges publiques (lire : se faisaient élire!). Ils (surtout) s’amenaient avec un bagage de gros bon sens, de compétences et toute une panoplie d’idées, et tout ce beau monde se faisait un devoir d’assurer le fonctionnement de la société en « gérant en bon père de famille ». Voilà pour le folklore!

Ces principes de bonne société se dégradent toutefois très rapidement lorsqu’il est question d’objectifs plus personnels que collectifs, d’intérêts monétaires ou de carrière. Bref, on l’a vu, le bon sens, les idées et la collectivité peuvent s’estomper (ou s’effacer) rapidement, hélas. Et cela se passe ici comme ailleurs. Avec en prime, une crise de confiance marquée envers tous nos politiciens et un individualisme nourri par le cynisme envers notre société, ses organismes et ses décideurs[i]. Et surtout, des fractures, des cassures majeures entre les diverses composantes des sociétés. Un simple regard au sud de la frontière canadienne ou à l’ouest des limites du Québec devrait nous instruire….

Voilà où interviennent les changements climatiques! Voilà précisément où les leaders de tous les horizons peuvent faire une différence. Car être leader, c’est d’abord et avant tout donner le ton! Il est de notre responsabilité (oui, car j’en suis!) de servir de modèle, de donner l’exemple, d’indiquer la manière d’être, la marche à suivre dans notre monde, pour notre monde! Il nous appartient de mettre en place les conditions  idéales qui faciliteront le dialogue ou les débats, qui permettront l’émergence des idées et l’épanouissement des personnes avec qui nous évoluons et pour qui nous nous engageons. Notre devoir est de créer le climat favorable! Et la nécessité de CE changement climatique devient urgente!

La manière d’agir des leaders est inspirante ou dégradante, il faut en prendre conscience. Notre attitude peut rassembler ou diviser, nos réponses peuvent soutenir ou affaiblir, nos priorités peuvent mobiliser ou décourager. Qu’on se le dise, les leaders donnent le ton!

Mais l’occasion est belle en ce moment…. Et pas seulement parce que des enjeux climatiques majeurs pour la planète vont exiger de nous une plus grande cohésion d’espèce! Au Québec, l’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement, et nouveau dans tous les sens du terme, est un moment privilégié pour ce faire. Des personnes nombreuses, pas encore tout à fait aguerries aux joutes politiques ou (cor) rompues aux aléas bureaucratiques de l’État peuvent induire ce changement climatique attendu. Et surtout, on peut les aider à s’inscrire dans ce changement.

Dans ses différents discours depuis l’élection d’un gouvernement de la Coalition Avenir Québec, le nouveau Premier Ministre François Legault répète à ses élus de rester près des préoccupations de l’ensemble de leurs concitoyens, et il souligne que la population «ne s’attendent pas à ce qu’on soit parfaits», mais qu’ils s’attendent «à ce qu’on les écoute». Qui plus est, la CAQ multiplie les messages d’ouverture à la discussion avec les autres partis. Et lors de l’assermentation des ministres, il a promis un gouvernement de proximité, d’humanité et d’ouverture!

Dans le propos tout comme dans le ton, le Premier Ministre rappelle l’essence du rôle d’un leader et il l’exige de son monde! Voilà bien de quoi se réjouir…

On verra à l’usage si cela fera long feu… Mais on se le souhaite très fort! Parce que nous avons vraiment besoin de ce changement de climat!

En attendant que ce gouvernement parle des autres changements climatiques….

[i] Faites-moi confiance! http://nousblogue.ca/faites-moi-confiance/

 

 

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Claire Bolduc
Claire Bolduc

Ancienne présidente de l’Ordre des agronomes du Québec, madame Bolduc représente bien le nouveau visage de la ruralité québécoise. Mère de quatre enfants, jeune grand-mère également, elle exploite, à Ville-Marie au Témiscamingue, un vignoble avec son conjoint.    Présidente de Solidarité rurale du Québec de mars 2008 à mai 2016, elle a milité pour que soit reconnue la juste place de la ruralité dans l’ensemble sociétal. Au cours de son mandat, elle a défendu la vision d’un territoire en partage et complémentaire, où les communautés rurales ont un rôle déterminant à jouer pour l’avenir du Québec. Elle connaît en outre bien le Québec rural, pour l’avoir parcouru afin de réfléchir avec les ruraux aux prochaines phases de développement du Québec rural.    Madame Bolduc cumule une trentaine d’années d’implication citoyenne dans les domaines agricole, rural, environnemental, éducatif et du terroir. En plus d’avoir assumé la présidence de son ordre professionnel, Madame Bolduc s’est impliquée auprès de Solidarité rurale du Québec de 2002 à 2006 et elle était, jusqu’à décembre 2007, présidente du Conseil des appellations agroalimentaires du Québec. Elle a également occupé plusieurs postes de responsabilités au sein d’organismes publics en environnement et en agriculture.