Jean-François Aubin écrivait dans son billet du 28 janvier 2016 sur Nous.blogue que « Le lien entre ces deux composantes, élus municipaux et société civile, est sans aucun doute le plus grand des défis à court terme. Autrement dit, comment faire mieux travailler ensemble les élus et non élus. Le temps où le rôle des citoyens consistait à seulement aller voter une fois aux quatre ans (et encore, puisqu’au municipal le taux de participation est seulement de 50%) est révolu. »

Le défi est bien là, mais la prise de conscience aussi. Cela de la part de plusieurs citoyens et aussi de certains élus qui veulent leur ville « intelligente ». C’est-à-dire une ville qui est connectée (technologiquement du moins) sur les besoins de ses citoyens, qui est ouverte à la consultation citoyenne et qui est transparente dans ses décisions. Et, pour ma part je crois qu’il faut aller plus loin et adhérer au principe de « ville vivante », c’est-à-dire une ville qui place l’humain et la vie au cœur des enjeux et des préoccupations. Et cela implique nécessairement une participation citoyenne (individuelle et corporative) et évidemment un lien étroit entre éluEs et société civile.

Selon moi, la ville vivante doit inclure des éléments de base tels que la transparence, un budget participatif et une rétroaction constante entre les citoyenNEs. Pour ce dernier élément j’avance une idée qui, je crois, peut s’appliquer partout au Québec. Il s’agit de mettre en place une plateforme WEB qui permet de récolter les préoccupations et idées des citoyenNEs. La plateforme peut être administrée par la MRC ou un organisme mandaté. Pour les citoyens qui n’ont pas d’accès Internet ou qui ne sont tout simplement pas à l’aise avec l’utilisation des communications WEB, ils peuvent rédiger leurs idées et aller les porter ou les poster à leur bureau municipal où un employé ou bien un bénévole l’envoie à la plateforme ville vivante. Une personne est alors chargée d’analyser les idées et préoccupations reçues afin de les classer ou de simplement les retourner avec des solutions possibles à la municipalité concernée. Dans le cas où l’idée ou la préoccupation n’a pas de solution identifiable ou que celle-ci rejoint un grande nombre de personnes, la personne en charge de la plateforme WEB identifie des spécialistes et invite des éluEs concernéEs et des citoyenNEs qui ont des idées ou préoccupations similaires et les invite pour une journée ou deux au maximum afin qu’ils développent des projets pouvant résoudre la problématique identifiée ou concrétiser l’idée énoncée. Une fois le ou les projets identifié(s), le groupe désigne un responsable de la société civile et unE éluE pour s’assurer d’un suivi.

Cette façon de faire permettrait :

  • D’avoir l’opinion de citoyenNEs en continu afin d’alimenter les décisions sur le développement de services et de projets;
  • De trouver une interface efficace permettant d’entendre les besoins, les propositions de solutions et les faire entendre par des professionnels et décideurs pouvant permettre de les concrétiser;
  • D’assurer un suivi auprès des parties prenantes, dans tous les cas. C’est-à-dire, qu’il y ait concrétisation ou non;
  • De développer des méthodes de travail ouvertes, inclusives, mobilisatrices et favorisant la contribution de citoyens, d’experts et d’élus.

Eh bien, c’est l’idée que je voulais lancer dans ce billet. Si cela se passe chez vous ou que cela vous inspire, faites-m’en part!

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Jean-François Daigle
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